revue de presse
Revue de presse du lancement de la Coalition française contre le Paludisme
16/11/2006
Des organisations françaises créent une Coalition contre le paludisme
PARIS, 16 nov 2006 (AFP) - Vingt-trois organisations françaises se sont organisées en réseau pour constituer la Coalition française contre le paludisme, afin de sensibiliser l'opinion et lutter contre cette maladie qui tue un enfant africain de moins de 5 ans toutes les trente secondes.
L'objectif majeur de cette initiative est de "réveiller les consciences et vaincre le silence assourdissant" autour de cette maladie qui frappe essentiellement l'Afrique, a expliqué jeudi à l'AFP Michèle Barzach, ancien ministre français de la Santé et présidente de l'association les Amis du Fonds mondial Europe.
"S'il y a un tel silence autour du paludisme c'est vraisemblablement parce que c'est la maladie des femmes, notamment des femmes enceintes, et des enfants. Ce sont des populations sans voix", a-t-elle expliqué.
La Coalition française contre le paludisme rassemble 23 partenaires publics et privés qui sont des acteurs dans la lutte contre cette maladie: organisations institutionnelles, entreprises, représentants de la recherche publique et privée, ONG. C'est la 2e coalition créée en Europe après Malaria consortium au Royaume-Uni. "Ce n'est pas une structure en soi, c'est un espace de travail commun créé par des acteurs qui existent déjà pour coordonner leur action et optimiser la réponse de la France dans les pays les plus touchés et notamment l'Afrique francophone", a expliqué Mme Barzach. Ce sont des pays qui ont besoin non seulement d'argent, mais aussi d'appui technique et d'expertise, de ressources humaines, pour faire face à une maladie qui paralyse des pans entiers d'activité, a-t-elle ajouté.
Le réseau a été lancé à Paris par une rencontre entre ses membres et une douzaine de parlementaires français. Organisations internationales et fondations privées participeront à son financement.
vm/mpf/sd
16/11/2006
La France dans une situation paradoxale vis-à-vis du paludisme, estime Michèle Barzach, co-fondatrice d'une coalition française contre la maladie
PARIS, 16 novembre 2006 (APM) - Le France se trouve dans une situation "extrêmement paradoxale" vis-à-vis du paludisme, a estimé jeudi la présidente des Amis du fonds mondial Europe, Michèle Barzach, lors d'une conférence de presse annonçant le lancement d'une coalition française contre le paludisme.
Cette coalition est fondée à l'instigation des Amis du fonds mondial Europe, association dont le but est de mobiliser les gouvernements, le secteur privé et l'opinion publique aux actions du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, notamment par des appels au don.
Cette nouvelle structure réunit 22 autres organisations, qu'il s'agisse d'ONG (Croix-rouge française, Plan international, ...), d'institutions publiques (ministères de la santé et des affaires étrangères, Agence française pour le développement), du secteur privé (Global Business Coalition Against Aids, Sanofi-Aventis, GlaxoSmithKline) ou d'organismes de recherche publics, comme l'Institut de recherche pour le développement (IRD).
Selon l'ancienne ministre française de la santé, ce réseau se fixe pour tâche "d'agir auprès de l'opinion et des pouvoirs publics" afin de "réveiller les consciences" aux dégâts engendrés par le paludisme dans les pays émergents, et notamment en Afrique subsaharienne, où l'on recense 90% des deux à trois millions de décès annuels.
Il s'agit de "mobiliser pour davantage de financements mais également pour davantage de moyens humains et techniques".
Il n'existe nul doute quant au bien-fondé d'une nouvelle structure, considère Michèle Barzach, qui estime que la France se trouve "dans une situation extrêmement paradoxale" vis-à-vis du paludisme.
Rappelant le rôle moteur du pays dans la création d'Unitaid (facilité internationale d'achat de médicaments financée par une taxe sur les billets d'avion) et son rang de deuxième donateur du Fonds mondial, elle déplore l'absence du paludisme du débat public, et ce alors que la France regorge "de véritables pôles de compétence en recherche, mais également au niveau associatif".
Le Dr Philippe Deloron, directeur de recherche à l'IRD, regrette quant à lui le peu de place de cette thématique dans la recherche publique: "seuls six millions d'euros sur les 700 millions dépensés en 2006 par l'Agence nationale de la recherche ont été consacrés à la microbiologie, soit 0,8%". "Je vous laisse imaginer la place que tient le paludisme dans la microbiologie", ironise-t-il.
"La recherche ne stagne pas pour autant", tempère-t-il, mais les progrès seraient selon lui en grande partie le fait du secteur privé. Parmi les avancées des dernières années, il évoque notamment les traitements à base de dérivés d'artémisinine (ACT en anglais), les moustiquaires imprégnées d'insecticides et rappelle qu'un vaccin développé par GSK est actuellement en phase III en Afrique (cf dépêche APM VBIKF002).
Plusieurs autres coalitions du même type devraient être prochainement lancées en Europe et en Afrique, a indiqué à l'APM Patrick Bertrand, de l'association "Avocats pour la santé dans le monde", l'un des 23 partenaires de l'initiative. La première, la UK Coalition Against Malaria, a vu le jour en juin au Royaume-Uni, tandis que d'autres sont prévues en Belgique, en Ethiopie, au Kenya et au Bénin.
Ces structures sont financées par une ONG britannique, le "Malaria Consortium", grâce à un fonds de 1,5 million de dollars (1,17 million d'euros) accordé par GlaxoSmithKline en novembre 2005, en marge de la quatrième conférence panafricaine sur le paludisme qui s'est tenue à Yaoundé (Cameroun).
La coalition française contre le paludisme sera hébergée par les Amis du Fonds mondial Europe, dont le siège est à Paris. Interrogé sur son organisation et sur sa direction, Patrick Bertrand indique qu'elle ne comportera "pas de structures administratives".
16/11/2006
Paris, France (PANA) - Un responsable du laboratoire pharmaceutique Glaxo Smith Kline (GSK), Jean-François Chambon, a exprimé jeudi à Paris l'espoir de la mise au point en 2010 d'un vaccin contre le paludisme.
M. Chambon, qui a révélé à la PANA que les essais cliniques vont débuter dans cinq pays d'Afrique de l'Est et de l'Ouest, a précisé que "le vaccin a donné des résultats très satisfaisants, lors des essais de la phase II effectués sur plus de 100 enfants au Mozambique".
"La phase III, qui commence bientôt dans cinq pays d'Afrique australe et occidentale, va permettre de le tester sur plusieurs centaines d'enfants", a-t-il affirmé.
Il a également fait remarquer que les résultats de la phase II, publiés dans la revue "Nature", ont été très favorablement accueillis par la communauté scientifique.
"Nous abordons la phase III avec beaucoup d'optimisme, au regard des résultats de la phase II. Nous avons, cependant, conscience que rien n'est gagné d'avance, la mise au point d'un vaccin étant un combat de longue haleine", a dit le responsable de GSK, en marge du lancement de la coalition française contre le paludisme.
Il s'est refusé toutefois de nommer les cinq pays africains choisis pour les essais de la phase III, expliquant que les accords "n'ont pas encore été entièrement finalisés".
Vingt trois institutions publiques et privées françaises, dont l'Agence française de développement (AFD) et l'Institut de recherche pour le développement (IRD), ont lancé jeudi à Paris une coalition contre le paludisme, première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans en Afrique.
Entre deux et trois millions de personnes décèdent chaque année de cette maladie en Afrique au Sud du Sahara, selon des chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui précise qu'elle entraîne une perte du Produit intérieur brut (PIB) de l'ordre de 12 milliards de dollars américains.
20/11/2006
2 milliards de dollars US pour la lutte contre le paludisme
Paris, France (PANA) - Près de deux milliards de dollars ont été mobilisés pour assurer sur les cinq prochaines années le financement des programmes de lutte contre le paludisme dans 80 pays, la plupart en Afrique, a annoncé lundi à Paris la présidente des Amis du Fonds mondial pour la santé, Michèle Barzach.
"Ces deux milliards sont déjà disponibles auprès des guichets du Fonds mondial pour le sida, le paludisme et la tuberculose. Ils vont aider à couvrir les besoins en financement dans la lutte contre le paludisme des Etats fortement affectés", a-t-elle déclaré lors d'une rencontre avec la presse.
Mme Barzach, ancienne ministre française de la Santé, a appelé les institutions publiques et privées à s'engager davantage contre le paludisme, estimant les besoins annuels en financement contre la maladie à quelque 3 milliards de dollars américains.
"Le montant existant traduit déjà une évolution de l'attitude générale vis-à-vis du paludisme. Nous sommes cependant loin du compte, car nous avons besoin de 3 milliards de dollars chaque année pour espérer relever les défis posés par ce fléau", a ajouté la présidente des Amis du Fonds mondial pour la santé.
Vingt-trois institutions privées et publiques françaises, dont le ministère des Affaires étrangères et la firme pharmaceutique Sanofi- Aventis, ont lancé jeudi à Paris une coalition française contre le paludisme. Elles souhaitent notamment "réveiller les consciences occidentales" contre une maladie qui tue chaque jour 3.000 enfants africains de moins de cinq ans.
17/11/2006
Santé. Création en France d'un groupe de pression pour faire de cette maladie une priorité mondiale.
Une coalition pour crier les ravages du paludisme
Par Sylvie BRIET
Le paludisme ne faiblit pas, il provoque trois fois plus de morts que dans les années 70 et tue deux à trois millions de personnes par an : l'imprécision même de ce chiffre en dit long sur le manque de suivi. Mais cette maladie qui touche essentiellement l'Afrique subsaharienne (90 % des décès) ne fait pas recette en termes de mobilisation. Une coalition française contre le paludisme a été lancée hier à Paris, à l'initiative des Amis du fonds mondial Europe : elle regroupe 23 organisations publiques et privées, des milieux associatif, industriel ou de la recherche, et se veut un groupe de pression pour davantage imposer le paludisme sur l'agenda international. Alors qu'il faudrait 3 milliards de dollars pour lutter contre la maladie, un seul n'est disponible actuellement. Pourtant, le paludisme figure parmi les objectifs du Millénaire pour le développement. Et l'OMS (Organisation mondiale de la santé) a lancé en 1998 un programme Roll Back Malaria, «Faites reculer le paludisme», dont l'objectif était de diviser par deux d'ici à 2010 la mortalité liée à ce fléau. Autant dire qu'il n'a aucune chance d'être atteint. En avril 2006, dans la revue médicale The Lancet, un groupe international d'universitaires accusait la Banque mondiale de faillir à ses engagements financiers. Le paludisme, la plus importante maladie parasitaire tropicale dans le monde, transmise à l'homme par des moustiques, compte peu d'avocats dans les pays riches puisqu'elle touche les pays pauvres. Les dégâts causés par le sida en Afrique ont absorbé une grande partie des forces humaines et financières d'aide au développement. Les décisions prises ne l'ont pas toujours été à bon escient. Ainsi, trente ans après l'interdiction du DDT pour des raisons environnementales, l'OMS a fait marche arrière et a recommandé en juin la vaporisation du pesticide à l'intérieur des habitations. Et, les moustiques développant des résistances aux traitements, des médicaments sont arrêtés avant que les nouveaux ne soient disponibles. Pendant ce temps, le paludisme, qui n'a toujours pas de vaccin, continue à s'attaquer en priorité aux femmes et aux enfants. Il est responsable de 60 % des cas d'absentéisme scolaire et peut tuer une femme faisant une hémorragie, celle-ci étant déjà anémiée. Il existe pourtant des moyens de luttes simples telles les moustiquaires imprégnées d'insecticide qui coûtent six dollars, des mesures d'éducation sanitaire ou les combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine, recommandées mais encore peu accessibles.
17/11/2006
Pour coordonner et optimiser la réponse : Une coalition française contre le paludisme
Vingt-trois organisations se sont regroupées en un réseau de partenaires, la Coalition française de lutte contre le paludisme, pour coordonner et optimiser les réponses nationales contre cette maladie parasitaire. Lancée officiellement hier, la coalition s'est donné pour mission de mobiliser l'opinion et de répondre aux besoins des pays les plus touchés, notamment les pays d'Afrique francophone.
POURQUOI une coalition française contre le paludisme ? En 1998, l'OMS, le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), l'Unicef et la Banque mondiale ont lancé le partenariat mondial Faire reculer le paludisme (Roll back malaria), pour coordonner les réponses des Etats et favoriser le dialogue entre tous les acteurs, qu'ils soient publics, privés ou issus de la société civile. En janvier 2002, à l'initiative de l'ONU et du G8, a été créé le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, un mécanisme de financement multilatéral, pour accroître la réponse contre ces trois maladies dans les pays concernés. Or, malgré l'effort accompli - 30 % des financements du Fonds sont consacrés à la lutte contre le paludisme, soit près des deux tiers des ressources consacrées au combat contre la maladie au niveau international -, la réponse reste très en deçà des besoins. Pour couvrir les interventions minimales, en particulier l'achat de moustiquaires imprégnées, les traitements combinés à base d'artémisinine et les diagnostics rapides, 3 milliards de dollars par an seraient nécessaires, dont près de 2 milliards pour l'Afrique.
Outil innovant qui implique les pays en développement dans l'ensemble de son processus de décision, le Fonds souffre d'un manque chronique de ressources. «Les efforts entrepris en matière de financement multilatéral resteront insuffisants si des relais de plaidoyer ne s'organisent pas dans les pays développés pour mobiliser les opinions publiques et les politiques», explique Michèle Barzach, présidente des Amis du Fonds mondial Europe*, une association lancée en avril 2005 pour déclencher cette mobilisation nécessaire.
Vingt-trois organisations. En regroupant aujourd'hui 23 organisations qui oeuvrent contre le paludisme, l'association veut franchir une nouvelle étape :«rompre le silence» qui entoure cette maladie parasitaire, de loin la plus importante et la plus meurtrière (de 2 à 3 millions de morts par an et 3 000 enfants de moins de 5 ans par jour) et dont beaucoup ignorent l'impact économique et social sur les pays en
développement. Parmi les membres de la Coalition française contre le paludisme, lancée officiellement hier, se retrouvent des organisations internationales, telles que le Fonds mondial, l'Unicef, le partenariat Faire reculer le paludisme, la Coalition mondiale des entreprises, PlaNet finance (organisation de solidarité internationale dont la mission est de réduire la pauvreté dans le monde par le développement de la microfinance) ou Global Health Advocates, des laboratoires comme GlaxoSmithKline ou sanofi-aventis, des ONG, telles que l'Initiative sur les médicaments pour les maladies négligées (DNDi), Plan international, SOS-Paludisme et la Croix-Rouge française, des instituts de recherche, comme l'institut Pasteur de Paris, l'IRD (Institut de recherche pour le développement), l'AMP (Agence de médecine préventive). Sont également présents des institutionnels, comme le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Santé et l'AFD (Agence française de développement).
Convaincre de l'urgence à agir. «Sans doute le drame de l'épidémie du sida a-t-il fait oublier celui du paludisme», affirment les membres de la coalition. Aujourd'hui, il s'agit de convaincre «de l'urgence à agir et à investir dans la lutte contre la maladie, notamment en soutenant la recherche et l'accès à la prévention et aux soins». La coalition, financée par le Malaria Consortium, s'inscrit dans le cadre de l'initiative européenne lancée au Royaume-Uni en juin dernier. Elle s'est donné pour mission de coordonner les actions de ses membres et ainsi «d'optimiser les réponses de la France dans la lutte contre le paludisme». Sa vocation n'est pas de «devenir un
acteur de plus, mais d'être un instrument de réflexion et de synergie au service de chacun de ses membres», qui pourront échanger leurs informations et concevoir des actions communesdans le cadre d'un partenariat avec les pays en développement. Le réseau ainsi créé souhaite apporter une assistance technique diversifiée et répondre ainsi aux besoins des pays les plus touchés, notamment d'Afrique francophone.
> Dr L. A.
22/11/2006
Redoubler d'efforts contre le paludisme
Santé . La Coalition française contre le paludisme veut fédérer les énergies et alerter l'opinion publique sur un fléau mondial.
Chaque année, le paludisme tue entre deux et trois millions de personnes à travers le monde. Une approximation redoutable, et significative d'une maladie qui malgré son étendue et son caractère terrible reste mal connue. Premières visées, les populations d'Afrique subsaharienne, femmes et enfants d'abord. « Des personnes qu'on entend peu, et qui ont peu de moyens de se défendre », résume Michèle Barzach qui préside les Amis du fonds mondial Europe, un des initiateurs et partenaires de la Coalition française contre le paludisme qui a signé hier son acte de naissance. Et qui veut attirer l'attention de l'opinion publique et des divers décideurs sur la maladie.
Beaucoup moins médiatisé que le sida, le paludisme menace pourtant selon l'OMS 40 % de la population mondiale... Quasiment exclusivement des pays pauvres. Une des raisons de la faible mobilisation ici contre un fléau qui tue pourtant quasiment autant que le sida.
Autre mission de la Coalition, qui réunit 23 partenaires publics et privés (ONG, instituts de recherche, représentants des pouvoirs publics) qui peuvent directement ou non apporter leur contribution dans la lutte contre le parasite, jouer un rôle fédérateur pour « optimiser les réponses de la France dans la lutte contre le paludisme », à destination de et en partenariat avec les pays de l'Afrique francophone. Autrement dit, coordonner les actions des chercheurs et des humanitaires, pour leur permettre d'être le plus en phase possible avec les réalités du terrain.
Aucun vaccin n'existe encore contre le paludisme et seul un milliard de dollars est disponible sur les trois que nécessiterait la lutte contre la maladie, un des objectifs du Millénaire pour le développement. En 1998, l'OMS le programme Roll Back Malaria, « faites reculer le paludisme », dont l'objectif est de diviser par deux d'ici à 2010 la mortalité liée à ce fléau. Vain objectif. « Le parasite est extrêmement changeant et les moyens dont nous disposons sont de moins en moins efficaces », développe Philippe Deloron directeur de recherches à l'Institut de recherches sur le développement qui regrette le manque de laboratoires chargé de la lutte contre le paludisme : 6 services à l'INSERM (sur 360), 7 services à l'IRD.
Anne Roy